J'entends déjà certains dire "François a déjà laché son blog", "Quel scandale", "Remboursez nos abonnements au blog de François!"...
Après une petite interruption due à la visite d'Astrid ici (
), je reprends mes récits. Nous nous étions donc arrêtés à l'aube d'un week-end new-yorkais.
New-York, ville mythique, ville des gratte-ciel, qui ne s'éteint jamais... En habitant à 2 heures d'une telle ville, je ne pouvais que saisir la première occasion pour visiter tout ça!
Nous sommes donc partis samedi matin à l'aube, avec Sophie, Grégory et Chris, un ami de Grégory ici pour 2 semaines. Direction Staten Island, Ile au sud de New-York qui fait partie de la ville de New-York et qui a un avantage notable: on peut prendre un ferry pour aller vers Manhattan, en se garant gratuitement (enfin plus ou moins... plus de détail à la fin).
En bas à gauche, Staten Island (en violet), et les autres quartiers de New York
(Queens, Brooklyn, Manhattan, Bronx)
L'arrivé en ferry restera un grand moment pour moi: des immeubles qui sortent de la brume matinale, et qui grandissent, grandissent, grandissent... et dire que les twin towers, qui dépassaient allégrement toutes les autres tours du sud du Manhattan, sont absentes...
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Arrivés au sud du manhattan, nous prenons nos billets pour la statue de la liberté, au programme du lendemain (prendre les billets à l'avance permet d'éviter la queue). Nous nous dirigeons ensuite vers tout le quartier des affaires de manhattan:
Premier arrêt: ground zero, pour confirmer qu'en effet les tours ne sont plus là, et que de gros travaux sont en cours. Pour le reste, des palissades trop hautes nous empêchent de constater quoique ce soit... | | |
Premier arrêt: ground zero, pour confirmer qu'en effet les tours ne sont plus là, et que de gros travaux sont en cours. Pour le reste, des palissades trop hautes nous empêchent de constater quoique ce soit...
Deuxième arrêt, Wall street. La crise n'était pas encore ce qu'elle ést en Juillet, et de toutes façons, un samedi, la bourse a tendance a être calme. Pas de soucis, le drapeau américain flotte toujours sur les pilliers de la plus grande place financière du monde, rappelant si besoin est qu'un des piliers des Etats-Unis est le capitalisme.
Nous nous dirigeons ensuite vers le City Hall avec les palais de justive, puis Chinatown, ou plutôt ChinaCity étant donné que ce quartier pourrait être une ville à lui tout seul. La magie de New-York est qu'il suffit de changer d'un bloc pour passer de gratte-ciel à un style Amérique du XIXème avec de grands batiments portés par de grandes colonnes blanches, puis passer dans une ville chinoise.
Petite avancée vers le nord et nous nous retrouvons à Little Italy: rues aux couleurs vert blanc rouge, on entend autant d'italien que d'anglais, et l'anglais sonne avec un accent du sud... Le routard nous conduit vers un petit resto avec une formule du midi à 9$ avec d'excellentes pâtes et pour ma part, une excellente calzone.
L'étape suivante est plus culturelle avec un passage au Metropolitan Museum, qui contient de somptueuses collections d'arts très divers. Une énorme chance nous permet de visiter une exposition temporaire sur Turner (au MET, les expos temporaires sont comprises dans le prix du billet à l'entrée). Une exposition qui aurait pu à elle toute seule figurer au petit palais. Des dizaines de peintures de ce peintre que je connaissais trop peu. J'ai rattrapé mon retard...
The Burning of The Houses of Lords and Commons, J.M.W Turner, 1835
Je retiendrai également de cette visite une collection très impressionnante de peintures européennes du XVIIIème/XIXème siècle, notamment de Monet, Van Gogh, Manet Pizarro etc...
Terrasse à Ste-Adresse, Claude Monet, 1867
Nous finissons par l'aile moderne, parfois intéressante, parfois troublante...
Ceci n'est pas le néon de la salle, mais une oeuvre d'art.
Greg et moi-même ne sommes pas inclus à l'origine... La minute culture passée, nous retournons à l'air libre, et passons à Central Park: un coin de forêt au milieu d'une concentration de buildings. Si certains pourraient se dire que Paris offre le Luxembourg voire le Bois de Boulogne, on parle d'ici de tout autre chose... en plein centre de Manhattan, un parc de 5km de long sur 2km de large, qui offre prairies, terrains de base-ball, étangs et écureuils... Tout le monde peut trouver son petit coin de tranquilité, et venir respirer et se couper d'une ville qui bat à 100 à l'heure.
Et un petit écureuil pour Astrid....
Nous repartons ensuite vers ces gratte-ciel, pour les voir de haut. Pour cela visite au toit du Rockfeller Center, sûrement le meilleur endroit pour voir Manhattan de haut. La vue vers Central Park est magnifique, et on voit l'Empire State Building (alors que forcément, du toit de l'Empire State Building, on le voit moins bien...). Magnifique vue, dont nous profitons de jour et de nuit...


Tant de choses qui clignotent nous attirent forcément vers Madison Square Garden, ses écrans géants, les comédies musicales de Broadway, les énormes magasins... Et une foule monumentale qui s'empresse de voir toutes ces lumières qui brillent!

Il est néanmoins temps de retrouver notre auberge de jeunesse. C'est une bonne affaire, un peu excentrée (Est de Brooklyn) et peu chère, mais très bien notée par ceux qui sont passés avant. Après avoir attendu un bon bout de temps le métro nous arrivons enfin à notre auberge, et devons attendre le gérant, qui a du aller faire un tour... 15 minutes plus tard celui-ci arrive (il est 1h du matin à ce moment-là) et celui-ci nous annonce que toutes les chambres sont prises... Nous avons bien fait notre réservation sur internet, sur un site de confiance pour les auberges de jeunesse, mais ça ne change rien. Nous découvrons rapidement que nous ne sommes pas les seuls, 4 colombiens étant dans la même situation, ainsi qu'une autre fille. Le gérant nous offre son aimable hospitalité dans la cuisine de l'auberge de jeunesse, avec un matelas pour 4.
Bonne nuit en perspective... Heureusement, la situation se décante vers 2h30, Sophie trouvant par miracle une place dans une chambre, Chris tout heureux avec un coussin de canapé et Greg Et moi en travers sur un matelas... Nous saurons positiver en se disant que nous avons économisé une nuit à New York, et vu le prix que ca coute, ça nous consolera pour le dimanche...
Dur réveil le lendemain matin à 7h pour aller prendre notre bateau vers la Statue de la liberté et Staten Island. Après diverses péripéties dans le métro (une ligne A qui devient une ligne F sans prévenir et nous emmène au Nord de Manhattan au lieu du Sud), nous prenons finalement notre ferry. La Statue de la liberté est en fait sur une ile rien qu'à elle, Liberty Island, juste à coté d'Ellis Island, ancien passage obligé pour tous les immigrants américains.
Petite photo de touriste...
Nous visitons donc rapidement le musée de l'immigration à Ellis Island après avoir visité le piédestal de la Statue de la liberté. Retour sur Manhattan, pour une après-midi plus tranquille (dure nuit oblige), vers les squares et la gare centrale, bien connue dans beaucoup de films.
Pour les amoureux du cinéma, la scène des Incorruptibles avec la poussette qui dévale les marches a été tournée dans cette gare...
Notre week-end s'achève en beauté, par une génialissime comédie musicale sur Broadway, Spamalot. Inspirée du Sacré Graal des Monty Pythons, c'est du rire garanti pendant 2heures, avec des chansons géniales et des danses entrainantes. Aller à New-York sans aller à Broadway aurait été bien dommage...
Nous reprenons le ferry de nuit vers Staten Island (les batteries de nos appareils photos étaient toutes out à ce moment-là...) direction la voiture. Le parking gratuit s'élève tout de même à 95$, s'étant garé sur une place interdite... Ca compense la nuit d'hotel économisée... Puis, retour nocturne vers King Of Prussia après un week-end bien rempli.
Voili voila, moi qui pensais faire un billet rapide pour rattraper mon retard c'est loupé... Normalement un billet devrait suivre demain... Surprise pour savoir ce que ce sera...
Comme d'habitude, les commentaires sont les bienvenus et n'hésitez pas à me demander si vous souhaitez être au courant lorsque je poste un nouveau billet.
Je vous l'avais promis, parlons donc de notre chère fête nationale.
Ayant appris que des festivités pour le Bastille Day (traduction du 14 Juillet) se passaient dans un quartier de Philadelphie, avec notamment une prometteuse reconstitution de la prise de la Bastille, nous sommes partis en bon contingent français patriote (Ici, on peut être patriote français sans qu'on soit fiché électeur du FN...). Première surprise en arrivant, on était vraiment en France:
Ah le bô Français... serait-ce une caricature?
Enfin on était plutôt dans une belle caricature de la France vue d'ici: mettez un peu d'Edith Piaf en fond, de beaux Français comme sur la photo, rajoutez des badges: "I'm french kiss me", "chez moi ou chez toi?", "un autre verre?", vous avez en résumé le Français:
bérêt, polo rayé, chanson française des années 70, French lover buvant beaucoup.Plusieurs petits stands étaient présents, et l'ambiance très sympathique. Par contre, très peu de Français (on aurait pu penser que c'était une fête pour que les Français de Phila se réunissent, en fait non). Mais alors, pourquoi fêter le 14 Juillet en France? Y aurait-il du business derrière? N'oublions pas, nous sommes aux Etats-Unis...
Venons-en à la principale attraction: La reconstitution de la prise de la Bastille... La reconstitution se déroule sur les murs de l'ancienne prison de Philadelphie, qui fait assea chateau-fort
Attention, les organisateurs rappellent que des divergences avec l'histoire réelle peuvent appraître au cours de cette reconstitution.Comme vous le verrez, les divergences sont légères, et au fond, on comprend mieux ce 14 Juillet
1789-1793 (ou pas).
Tout d'abord, nous sommes aux US, tout commence donc par un petit chant patriotique (cliquer sur la ligne bleue pour aller voir la vidéo):
Un chant patriotique un 14 Juillet...(Les vidéos sont hébergées sur youtube, si il y a un problème prévenez-moi).Comment ça c'est pas le bon? Aux Etats-Unis on commence TOUJOURS par God Bless America, non mais! Il faut avouer que ça reste un peu frustrant quand on vient fêter un 14 Juillet... Heureusement, on enchaîne quand même par une Marseillaise: comme vous pourrez l'entendre, on avait beau être une petite dizaine, je pense qu'on a été assez entendu... Je n'ai jamais chanté une Marseillaise avec autant d'envie...
On passe donc à la reconstitution en elle-même. Le peuple a faim, il se plaint, cela fait trop longtemps que la misère règne:
Petit show à l'américaine, ne vous inquiétez pas, on nous a aussi indiqué quand il fallait huer, applaudir et autre... Heureusement que les panneaux étaient là! Donc on a faim, et Marie-Antoinette vient nous voir pour défendre la Bastille... logique! Nous n'avons plus de pain, et vient alors la fameuse phrase, qui explique tout:
S'ils n'ont plus de pain, Qu'ils mangent de la brioche!
Ce qu'on traduira ici par:
If they have no bread, give them Tastycakes!
Afin de prévenir: Brioche ne se traduit pas par Tastycake... les Tastycakes sont des brioches américaines (grasses afin de vous rassurer), en petit sachet, apparemment assez célèbres. Quoi de mieux qu'une fameuse phrase de Marie-Antoinette pour faire de la pub?
Alors pour calmer le peuple, on lance des Tastycakes:
Lançons des Tastycakes!Pas de souci pour le peuple, ils nous ont lancé des milliers de Tasty Cakes (pas d'exagération, nous sommes aux US, tout est énorme ici pour rappel). Le peuple a quand même riposté par des coups de feu, a finalement pris la Bastille pour libérer un prisonnier, et capturer Marie-Antoinette... qui noyait apparemment son chagrin dans l'alcool:

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé,
A consommer avec modération
Une bouteille de Champagne à la main, toujours pleine (mais pas toujours la même...), ça fait des dégats... Résultat, le dialogue était un peu brouillon... Mais qui dit 14 Juillet dit guillotine (je vous avais dit que tout n'était pas parfaitement exact...). A défaut d'avoir la tête de Marie-Antoinette, on a eu la pastèque, qui s'est vraiment faite couper en deux par la guillotine...
Le port des lunettes de sécurité est obligatoire
lors de toute manipulation de la guillotine
Marie-Antoinette ayant un peu trop mis l'accent sur les saveurs françaises alcoolisées, la reconstitution s'est un peu finie en queue de poisson...
Pour finir cette journée française, il nous fallait un bon restaurant: Nous sommes donc allé dans un très bon restaurant... chinois. Pour 99$ partagés à 9, nous avons eu du Homard, du porc, du poulet accompagné de bien bonnes choses... un très bon restaurant, où nous avons au final très bien mangé, pour pas grans chose...

Voila mon petit Bastille Day... A venir, le récit de mon week-end à NY...
En passant, si vous souhaitez être prévenus par mail dès que je mets un nouveau billet prévenez-moi, j'enverrai un mail après chaque parution!
J'ai perdu la cadence d'écriture sur mon blog, mais j'ai une raison valable: j'ai voulu être trop perfectionniste pour vous raconter mon Bastille Day (14 juillet) ici. Résultat, des problèmes de vidéo sur youtube m'incitent à repousser ce récit à demain, et de toutes façons, ma journée de samedi mérite un billet à elle toute seule. Dans ce billet, je vous raconterai donc ma dernière semaine, sauf mon samedi! (oui, j'ai fêté le 14 juillet un 12 juillet...).
Ma première semaine de boulot n'a pas été, il faut l'avouer, passionnante. Jusqu'à jeudi après-midi, je n'ai pas eu de précision sur mon sujet de stage et encore moins de travail concret. De la formation sécurité sur mon pc, plein d'articles scientifiques à lire pour en connaitre plus sur le domaine dans lequel je bosse... Jeudi midi, Dave, mon maitre de stage, m'a éclairci sur le travail que j'aurais à conduire, et j'ai donc pu commencer à réfléchir dessus, ce qui était plus sympa. Malheureusement, il était en vacances vendredi, donc journée un peu dure.
Vendredi soir, Housewarming (traduisez par pendaison de crémaillère)! Ici, les housewarmings se doivent d'avoir un thème, et les gens se doivent de venir déguisés. Le thème était donc Hollywood, et nous nous sommes mis à Neuf pour se déguiser en... Hollywood! Vous n'y comprenez rien? Photo:
Le H c'est moi!D'autres ont fait très fort, je vous en épargne la plupart, mais vous montre quand même la palme d'or, euh l'Oscar, puisque Jennifer était déguisée en... Oscar:
On retiendra de cette soirée qu'aux US, le tapage nocturne fait aussi venir les policiers, à partir de 23h15, etqu'on ne négocie pas avec des policiers (on a pas essayé). Un appart plus isolé nous a sauvé la mise.
Je passe donc sur ma journée du samedi.
Dimanche, pas grand chose au programme, si ce n'est une visite au mall (à King Of Prussia, nous avons le deuxième plus grand mall des US, je crois l'avoir déjà dit, mais ca mérite d'être redit!). Après constatation, ce mall est... grand. En même temps, vu qu'ici tout est énorme, on pouvait s'y attendre non? Pour ceux qui connaissent, ca doit faire une bonne dizaine de Parly 2. J'en ai profité pour acheter mes chaussures de sécurité (pas très intéressant comme achat, j'en conviens).
Je ne m'attarderai pas trop sur mon boulot en ce début de semaine, la vie suit son cours, je commence vraiment à travailler, et parler de ce que je fais ne dirait pas grand chose à beaucoup de monde. Ca m'évitera en plus d'aller outre ma clause de confidentialité! Je me suis promis d'expliquer à tous le principe des piles à combustibles, je commencerai rapidement, avec les bases nécessaires! Promis, tout le monde devrait comprendre, en tous cas je l'espère!
Hier, j'ai pour la première fois fait du racket-ball, qui devrait devenir mon sport officiel ici. C'est un peu comme du squash (on court en tous cas autant), mais il n'y a pas de marque représentant un filet au mur. La salle me semble aussi plus grande. En tous cas, on court bien, on rigole bien, tout va bien!
Au programme ce week-end, première visite à New-York. Gros programme de touriste, avec un passage à Brooklyn dimanche soir pour voir une comédie musicale inspirée des Monty Pyhtons,
Monty Python's Spamalot. Pour les connaisseurs, c'est inspiré de Holy Grail, donc ca devrait être un très bon moment. J'ai prévu de sortir ma caméra pour faire un premier film rapide de NY, que j'espère pouvoir faire dans le courant de la semaine prochaine.
Dans trois semaines se profile un week-end rando dans les Appalaches... ca promet!
Sinon, je suis sur que vous vous demandez... Mais où es-tu précisément? Parce que King Of Prussia c'est bien joli mais bon...
Alors notre cher Google Earth va vous permettre de réviser votre géographie: je suis tout près de Philadelphie, entre NY et Washington:
Si on zoome pour voir plus précisément, ca donne ça (Merci Google maps):
Apparemment ça rend pas très bien... New York au Nord-Est, Washington au Sud-Ouest!En espérant que ça vous permette de mieux situer!
Pour finir, en bonus: ma belle voiture, un peu agée, mais qui roule bien et c'est une manuelle (autrement dit une rareté ici, et c'est quand même plus sympa à conduire!). C'est normal s'il n'y a pas de plaque à l'avant, ici ce n'est pas nécessaire...
Aujourd'hui, premier jour de stage, les affaires sérieuses commencent.
Revenons à mon petit week-end:
J'avais fini mon dernier billet par un départ précipité vers le mall: en fait le programme était plus chargé que ça, puisqu'il consistant en un passage au mall et un passage aux outlets...
Qu'est-ce qu'un outlet? C'est un genre de centre commercial, mais de magasins de sortie d'usine, c'est-à-dire avec des fins de collection ou autre, pour donner des produits des plus grandes marques (Ralph Lauren, Tommy Hilfiger, Levi's, toutes les marques de sport, Calvin Klein, Gap etc... il y a TOUT) moins cher.
Bilan:1) Vous retirez 20% sur les prix du commerce aux Etats-Unis, qui sur les vêtements sont en général bien bas.
2) Vous n'ajoutez pas de taxe, puisqu'en Pennsylvanie la TVA ne s'applique pas aux vêtements et chaussures.
3) Vous profitez de l'Euro fort, pour que les prix bas le soient encore plus.
4) Vous y allez le premier samedi des soldes en Pennsylvanie.
Résultat:
Votre portefeuille a mal, votre placard est heureux. J'ai trouvé des affaires de folie, la plus prestigieuse restant quand même un costume Calvin Klein à 75$!!! Pas de défaut, pas de feinte, juste des soldes à 50%...
Il est beau mon costume non?
Je vous
passe les détails sur les levi's, chemises Ralph Lauren, Guess, Chaussures Adidas

...
On a quand même passé plus de 5 heures (!) aux outlets, donc on a laissé tomber le mall...
Ma journée de dimanche était plutôt calme, je me suis reposé, acheté une web-cam et des lunettes de piscine pour pouvoir faire mes longueurs à la piscine cette semaine.
D'ailleurs, je devrais m'inscrire cette semaine au Bally, un club de sport à coté de chez nous avec RacketBall (sorte de squash), piscine, salle de muscu, fitness et autre pour à peu près 30$ par mois. Je vais en avoir besoin pour éliminer des calories je pense. Il y a pas mal de stagiaires français qui y vont souvent.
Aujourd'hui lundi donc, début du boulot.Mon premier contact a été un peu dur: l'Anglais avec accent américain dès le réveil, c'était un peu dur, ca a été mieux l'après-midi. J'ai un maître de stage qui a la particularité de parler beaucoup, ce qui facilite pas la compréhension quand j'espérais des trucs précis. Dommage...
J'ai ouvert mon compte en banque le matin, déposé mon premier chèque et lu un peu de documentation, puis déjeuné avec les stagiaires français. La cafet' est vraiment pas excellente, donc faudra que je me prépare des déjeuners dans mes petits tupperwares (ce que font les autres stagiaires).
En début d'après-midi, j'ai signé tout plein de papiers, dont ma clause de confidentialité. Mon billet s'arrête donc ici...
... Mais non, je continue! De toutes façons, ce qui est confidentiel ne parlera a priori pas à beaucoup d'entre vous. Le contrat est quand même assez impressionnant, sachant que j'ai une clause qui m'interdira de bosser sur tout sujet avoisinant 1 an après la fin de mon stage, en plus de toutes les acquisitions par Arkema de tout ce que je trouverais ou créerais pendant mon stage, des concepts au programmes informatiques, tout y est. Logique, mais impressionnant (ben oui, c'est mon premier jour en entreprise, hors ouvrier ou commis d'été! ).
J'ai visité ensuite le centre où je suis. Pour donner des détails, le centre Arkema de King Of Prussia est un des Research Center, c'est-à-dire un énorme complexe destiné uniquement à la recherche et au développement. Il y a 14 batiments sur le site, ce qui fait énormément de labos, et plein de personnes en blouse et en lunettes de protection (

Loïc).
Mes deux prochaines semaines devraient être remplies (ou pas) de formations sécurité, avec des présentations sur l'intranet suivies de test à faire à tout va, des documents à lire etc... En attendant je ne peux toucher à rien.
Mon équipe a l'air très sympa, il y aura a priori 2 stagiaires françaises qui bosseront sur la même chose que moi, et l'équipe élargie comporte 3 autres stagiaires. Enfin, je travaillerai beaucoup avec Marisa, une Américaine qui a été très accueillante aujourd'hui et s'occupe de toute ma formation sécurité et sera ma "monitror " (N+1 on va dire). Mes horaires seront en gros 8h30 - 9h jusqu'à 16h30-17h. Je finis tôt, ce qui est plutôt cool.
Dans un prochain billet, j'essaierai d'expliquer simplement sur quoi je bosse, ça promet...
Ce soir, on a fêté le départ d'une stagiaire à un resto pas loin de chez nous. J'ai pris le classique Hamburger, cette fois très bon (le vrai hamburger, avec de la vraie viande, des vrais légumes, du vrai pain, du fromage (pas vrai) ). En dessert, j'ai partagé un mythique Cookie Express, un cookie de la taille d'une assiette avec 2 énormes boules vanille, de la chantilly, nappage caramel et chocolat (j'en connais une qui adorerait...)! Quand je vous dis que je vais devoir me mettre au sport...
Sinon, pour la vie de tous les jours, je vous avais dit que tout était énorme ici? Oui? bon ben je le redis! Ici, on se partage des voitures entre stagiaires et heureusement, sinon on peut pas bouger de chez nous, la route en bas de chez nous a la taille d'une nationale française, mais c'est une route normale. Le seul luxe est qu'on peut aller au boulot à pied (en 10-15 minutes), ce qui est un énorme luxe. Par contre pour les courses et tout le reste, voiture obligée.
La météo est un peu moyenne en ce moment, pas mal de pluie, mais ça permet de rafraichir un poil l'atmosphère. Il est tombé une monstrueuse averse cet après-midi. De toute façon, on se caille dès qu'on rentre dans un bâtiment à cause de la clim à fond partout...
Je donne des nouvelles au cours de la semaine!
Hier, c'était le Independence Day.
Je passe rapidement sur Jeudi, pour vous dire que j'ai fait des courses (ouah!) et qu'on a eu une petite soirée entre Français. Je me suis acheté plein de bonnes choses (la viande ici ne coute pas grand chose, 2$ un très bon steack ou une grosse entrecote) et un short sympa à 12$. Ce qui peut déstabiliser, c'est la taille de tout: la brique de jus d'orange, d'1 gallon au lieu d'un litre (1 gallon =3,78L).
Le Tropicana ici, ca coûte pas plus cher qu'un autre jus d'orange, et c'est bon!C'est pareil pour le lait, et ils doivent calculer de la même façon pour les aubergines, vu que les plus peties faisaient deux fois la taille des grosses en France. Je vais pouvoir faire beaucoup de sauces aux légumes!
Donc hier, Independence Day, God bless America etc... Journée pas très active, pour finir de me remettre du décalage horaire (la piscine était un passage obligé). On est partis à 4 vers 19h pour Philadelphie, et on a tellement galéré pour trouver une place qu'on s'est retrouvé à 45 minutes de pied du lieu où on voulait aller: sachant que chaque Américain doit ramener sa voiture et qu'il y avait plusieurs centaines de milliers de personnes, ça se comprend...
En fait, pour leur fête nationale, il y a plein de stands dans les rues, des drapeaux américains à toutes les portes ou presque et un énorme concert ave feu d'artifice tiré depuis le pied du musée des Arts de Phila. La dimension du concert,ça devait être Johnny sur le champ de mars ou la fête de la musique au Trocadéro: des centaines de milliers de personnes sur l'artère principale, souvent venus en famille en installant la nappe pour s'asseoir et attendre le feu d'artifice.
On a eu le droit ensuite à un grand feu d'artifice, 20 minutes avec toutes les chansons dont le mot America est présent! C'était très sympa en tous cas, et avec toute la marche qu'on a faite j'ai pu me faire une première idée de Phila.
J'ai aussi inauguré mon premier fast food. Dans ces moments-là, je me rends compte que c'est vraiment pas excellent et qu'il va falloir que j'évite au max...
Aujourd'hui, ouverture des soldes, donc mission à l'énorme mall à coté de chez nous (le plus grand de la côte Est) pour faire mes premières affaires.
Ca y est, j'y suis!
Après une journée de galère d'attente, de queue pour enregistrer son billet, embarquer, ah non en fait on vous avait pas dit mais fallait avoir une place au guichet là-bas, embarquer vraiment, avion, débarquer, douanes, reprendre sa valise, redéposer sa valise, attendre son nouveau vol, avion, débarquement, bagage, taxi, arrivée.
Du coup ça fait un peu long, et j'ai résisté hier soir pour me coucher à 22h (soit 4h du matin heure Française). J'ai eu le temps de discuter un peu avec Pauline, ma coloc, et avec un autre stagiare français, Fabien. En fait, on est une quinzaine de stagiaires français ici, donc ça fait une vraie communauté. Apparemment on s'éclate bien, c'est facile de voyager pour voir du pays...
Alors mon appart est plutot sympa, lumineux et plutôt aéré (en ce moment c'est important, il a fait jusqu'à 40° hier à Philadelphie). Par contre, les Américains arrivent à loger des placards qui font la moitié de la taille de ma chambre (les photos rendaient rien). L'appart est encore un peu vide, on devrait récupérer plein de meubles en aout.
La cuisine
Le salon
Photo depuis le salon
Ma chambreUne dernière photo arrivera dans le prochain billet: il y a une piscine dans ma résidence...
Pour les petites anecdotes de mon voyage, j'ai été à coté d'un américain super sympa à coté de moi sur le vol transatlantique: 65 ans, jeune retraité qui revenait d'un séjour en bateau sur la Seine pour aller voir la Normandie.
Le must a quand même été dans mon taxi (une magnifique Lincoln), où me chauffeur était accompagné d'un collègue qui débutait et à qui il montrait comment l'aéroport de Philadelphie fonctionnait. J'ai eu le droit ensuite à un débat d'anthologie entre le républicain au volant et le démocrate à coté. Le chauffeur assurait que s'il était président, ils auraient réglé le problème de l'Irak en 2 mois, en prenant tout le pétrole en même temps. Il expliquait que la guerre en irak était une bonne chose, c'était soit eux, soit nous. Le passager (le démocrate), lui a répondu qu'il n'y avait jamais eu d'armes de destruction massive retrouvée, et qu'ils avaient mis le boxon dans un des rares pays calmes du Moyen-Orient, que là-bas, les musulmans et chrétiens vivaient bien ensemble avant que les E.U arrivent. Ca a ensuité dérivé vers la flambée du prix du pétrole: pour le républicain, c'est un acte de guerre des pays producteurs, qui justifie à nouveau la guerre en Irak. Ils ont commencé à se dire qu'ils payaient moins cher que nous leur essence suite à leurs liens avec l'Arabie Saoudite, et que ça n'allait pas durer, me demandant inquiets combien ça coutait en France. J'ai essayé de leur préciser qu'on avait légèrement plus de taxes et que c'était l'unique raison de la différence des prix.
Je pourrais écrire 3 pages sur ces quelques magnifiques minutes...
Demain a priori direction Philadelphie pour le Independence Day avec les Français.